Trucs & astuces

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Comment bien faire un noeud de cravate

Il existe plusieurs nœuds de cravate qui ont évolué avec le temps et à travers les générations. Découvrez tous les types de nœuds existants, du plus simple au plus habillé ainsi que la méthodologie pour les réaliser.

1. Le nœud Simple

Le nœud simple est le nœud le plus utilisé grâce à son côté simple justement mais également car il s’accorde bien avec la plupart des cravates ainsi que tous les cols de chemise. Le seul reproche que nous pouvons lui faire est de manquer parfois de symétrie. En effet, dans la plupart des cas, il est souvent décalé sur le côté. Pour le réaliser, il faut effectuer un tour complet autour du petit pan, le grand pan venant passer dans la boucle.

Simple noeud
  • 1. Amenez le pan large par-dessus le pan étroit.
  • 2. Ramenez le pan large sur le pan étroit, remontez-le vers le cou et passez-le dans la boucle.
  • 3. Ramenez le pan large à droite autour du nœud.
  • 4. Repassez le pan large par-dessus la boucle du cou et laissez-le retomber par-dessus le nœud.
  • 5. Passez l’extrémité du pan large à travers le nœud.
  • 6. Tirez sur le pan large tout en tirant sur le pan étroit pour donner sa forme définitive au nœud.

2. Le nœud double

Le nœud double est fort similaire au nœud simple sauf qu’il requiert une deuxième rotation. Plus épais dans son allure que le nœud simple, le nœud double est idéal avec la plupart des chemises. Sur la photo ci-dessous, il y a donc une étape en plus entre l’étape 3 et 4 qui consiste à repasser le pan large par-dessus le pan étroit.

Double noeud
  • 1. Amenez le pan large par-dessus le pan étroit.
  • 2. Ramenez le pan large sur le pan étroit, remontez-le vers le cou et passez-le dans la boucle.
  • 3. Ramenez le pan large à droite autour du nœud et répétez l’opération
  • 4. Repassez le pan large par-dessus la boucle du cou et laissez-le retomber par-dessus le nœud.
  • 5. Passez l’extrémité du pan large à travers le nœud.
  • 6. Tirez sur le pan large tout en tirant sur le pan étroit pour donner sa forme définitive au nœud.

3. Le nœud Windsor

Le nœud Windsor est le nœud des grandes occasions. Très anglais, son nom provient du Duc de Windsor qui l'a popularisé. Comme il est volumineux, il doit être réalisé de préférence sur des cols écartés, comme par exemple des cols italiens ou encore des cols Windsor. Ce nœud est un peu technique mais la pratique nous permet d’arriver à un bon résultat. Afin de le réaliser, il faut former un triangle de 3 boucles et puis fermer le nœud, toujours à la manière du premier nœud.

Noeud windsor
  • 1. Amenez le pan large par-dessus le pan étroit.
  • 2. Ramenez le pan large sous le pan étroit, remontez-le vers le cou et passez-le dans la boucle.
  • 3. Ramenez le pan large à droite autour du nœud.
  • 4. Repassez le pan large par-dessus la boucle du cou et laissez-le retomber par-dessus le nœud.
  • 5. Passez l’extrémité du pan large à travers le nœud.
  • 6. Tirez sur le pan large tout en tirant sur le pan étroit pour donner sa forme définitive au nœud.

4. Le nœud demi-Windsor

Le nœud demi-Windsor ressemble fortement au nœud Windsor sauf qu’il est plus facile à réaliser et moins épais. De ce fait, il s’accorde idéalement avec des cravates fines ou peu épaisses. Ce nœud est plus asymétrique que son cousin le nœud Windsor et il se portera très facilement sur une chemise à col classique ou à col italien.

Noeud semi-windsor
  • 1. Amenez le pan large par-dessus le pan étroit.
  • 2. Ramenez le pan large sous le pan étroit.
  • 3. Amenez le pan large vers le haut et passez-le dans la boucle.
  • 4. Passez le pan large par-dessus la boucle, de gauche à droite.
  • 5. Passez l’extrémité du pan large à travers le nœud.
  • 6. Tirez le pan large tout en tirant sur le pan étroit pour donner sa forme définitive au nœud.

Voici un aperçu de ce qu’on peut trouver comme nœuds de cravate, mais la liste est bien loin d’être complète.

Notez également qu’il existe plusieurs vidéos didactiques que vous pouvez consulter sur le web afin d’apprendre comment nouer une cravate en fonction du nœud que vous choisirez.

Comment bien entretenir sa cravate

La question que l’on se pose souvent c’est “comment entretenir ou nettoyer ma cravate en soie?” La soie est une matière très fragile de par sa haute qualité et son tissu délicat. Afin de la faire perdurer dans le temps, voici quelques conseils de nettoyage et d’entretien :

  • - Ne pas frotter la tache mais plutôt l’absorber avec un mouchoir ou un bout de tissu ;
  • - Nettoyer la tache à l’aide d’un mouchoir humidifié avec une pointe de savon de Marseille ;
  • - Passez ensuite votre cravate sous un sèche-main ou un sèche-cheveux ;
  • - Dans le meilleur des cas, amenez votre cravate chez un teinturier afin d’utiliser les produis adaptés au nettoyage de la soie ;
  • - Afin d’éviter de froisser la cravate, ne serrez pas le nœud trop fort ;
  • - Défaite votre nœud avant de la suspendre sur un porte-cravate.

Conseils pour assortir les différentes couleurs vestimentaires

Ci-dessous, un aperçu, sous forme de tableau, de différents jeux de couleurs dont vous pouvez vous inspirer afin d’assortir au mieux costume, chemise et cravate. Bien entendu, ce tableau n’est pas une généralité mais plus un outil qui vous aide à prendre les bonnes décisions en matière de goût.

Couleurs

Le cercle chromatique

Le cercle chromatique est une représentation conventionnelle des couleurs. Celles-ci sont ordonnées comme au sein d'un arc-en-ciel, la fermeture de l'arc s'effectuant par une transition du rouge au violet via le magenta. Généralement, l'orientation des couleurs se fait dans le sens direct (rouge, puis jaune, puis vert, etc…). Un cercle chromatique peut présenter les couleurs sous forme discrètes (arcs de cercle) ou en continu. Il arrive qu'on utilise tout le disque pour présenter les variantes soit en intensité, soit en saturation des couleurs. Dans la pratique, le cercle chromatique est une bonne base pour aider à associer l’une ou l’autre couleur.

Couleurs

Ceci représente un cercle chromatique simplifié. Afin de l’interpréter au mieux, il faut délimiter chaque branche par catégorie. Ainsi, une catégorie représente 6 variations de couleurs. On nomme complémentaire la couleur opposé à une autre sur le cercle chromatique. Par exemple, le noir se mélange très bien avec le bleu ciel ou encore le mauve claire. Le brun foncé irait parfaitement avec du rose pâle ou encore du beige clair. Bien entendu, ce cercle chromatique est à prendre avec des pincettes car en matière de mode, il n’y a pas une règle absolue pour la concordance des couleurs, et d’autres paramètres peuvent également entrer en jeu.

L'histoire de la cravate

Une cravate est une bande de tissu destinée à être passée autour du cou, sous le col d'une chemise, et qui se noue par devant. Elle dissimule les boutons de fermeture de la chemise. Il peut y figurer divers motifs ou teintes et est attachée au cou pour pendre libre devant le buste.

Il existe différents nœuds de cravate, qui peuvent être serrés ou lâches. Il existe également les cravates militaires, dites aussi cravates de sécurité, à clip rapide avec un nœud permanent. Elle fait surtout partie de la garde-robe masculine standard, bien que certaines femmes la portent. Il existe plusieurs largeurs de cravates (de 4 cm à 9,5 cm).

L’origine de la cravate remonte au début du 17ème siècle. En effet, la cravate était un attribut vestimentaire particulier d'un régiment de hussards croates créé sous Louis XIII, et dont l'uniforme comprenait une écharpe blanche dont la mode gagnera la cour de France. Ce régiment de cavalerie légère recevra de Louis XIV, en 1666, le nom de Royal Cravate. Il est aujourd'hui le 10ème régiment de cuirassiers de l'armée française. Le mot cravate tire de là son origine, une déformation du mot croate.

La mode du port de la cravate en Europe paraît débuter vers le milieu du 17ème siècle. Elle commence alors à remplacer les jabots de dentelle, qui eux-mêmes avaient supplanté les fraises, plus encombrantes et certainement moins confortables. La cravate est alors généralement une large bande de coton ou de lin, décorée de dentelles. Cette bande est enroulée autour du cou et nouée sur le devant en laissant pendre les deux extrémités.

Sous Louis XIV, on commence à agrémenter ce nœud de rubans multicolores. C'est également le Roi Soleil qui crée la « fonction » de « cravatier ». Celui-ci dépend du « Grand Maître de la Garde Robe » dont la charge a été créée en 1669. Le cravatier appartient donc aux services de la chambre du roi et a le statut d'écuyer. Sa fonction est alors de choisir et d'ajuster la cravate du roi, mais également les boutons de manchette et les diamants.

Vers la fin du 17ème siècle, c'est au tour de la cravate dite Steinkerque de faire son entrée. Elle apparut lors de la bataille des Flandres du même nom. C'est une cravate au nœud simple dont on passe l'un des pans dans la boutonnière. Celle-ci disparaît au début du 18ème siècle pour faire place à de nouvelles modes, notamment le « stock ». Cette dernière est modifiée vers la fin du 18ème siècle par l'ajout d'un ruban noir entourant le cou et maintenant les cheveux derrière la tête. Cette cravate est la plus connue de ce siècle, et on la retrouve d'ailleurs dans bon nombre de reconstitutions historiques de l'époque.

Malgré quelques débats houleux sur la place sociale de cet accessoire, la Révolution française ne viendra pas à bout de la cravate, bien au contraire. Alors que les Français s'essaient à une cravate très bouffante, dite à la Garat, du nom du comédien l'ayant popularisée, les Britanniques ne jurent que par la cravate blanche aux nœuds complexes, à l'instar de Brummell, grand dandy de son époque. Ce type de cravate, de couleur noire, devient alors à la mode en France.

Peu de temps après, face à la difficulté de nouer ce genre d'accessoires (la plupart étant d'ailleurs vendus déjà montés), apparaît la cravate « Régate » qui est véritablement l'ancêtre de notre cravate actuelle. C'est d'ailleurs au même moment qu'apparaît le nœud papillon moderne. Le cravatier new-yorkais Langdorf aura l'idée en 1924 de la couper en diagonale et de l'assembler en trois parties pour en simplifier l'usage. Une invention de taille qui viendra donner à la cravate son aspect actuel.

Au fil des siècles, la cravate a évoluée en suivant les codes de la mode. Pour preuve, entre les années 1960 et le début des années 1980, la largeur de la cravate a augmenté de 14 centimètres. Ces cravates extra larges accessoirisaient très bien les pantalons "pattes d'éléphant" et les chemises à col "pelle à tarte" des années disco. Pendant la décennie suivante (années 1980) la cravate fine, également appelée « slim », la cravate tricot (appelée aussi cravate en tricot de laine) ou la cravate en cuir connaissent leurs heures de gloire. Accessoire masculin elle s'est par la suite déclinée en un accessoire féminin, mais demeure, dans cet usage, assez marginale.

Aujourd’hui la cravate « standard » varie entre 7,5 cm et 8,5 cm de largeur sauf pour la « slim fit » des années 1960 qui fait son grand retour avec une largeur de 4 à 7 cm. Accessoire usuel de la mode, la plupart des maisons de mode masculine en réalisent. Elle concurrence le nœud-papillon comme accessoire du costume pour les grandes occasions et reste un élément de la tenue habituelle voire de la tenue règlementaire de certaines professions. Certains la considèrent cependant comme un accessoire trop sérieux, symbole du conformisme, surtout depuis les années 1980.